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Le titre, LUSTRE, éclaire les cinq sens du mot: 1. L’éclat d’un objet brillant; au figuré, l’éclat qui met en valeur. 2. L’enduit pour lustrer les étoffes, les peaux. 3. L’appareil d’éclairage .4 . « Lust », en anglais, signifie la luxure. 5. Le temps qui s’étend. Ainsi, les photographies illustrent la LUMIERE, l’illusion mondaine, la brillance des vêtements, le désir, l’espace temporel. Les photographies ont été prises dans différentes villes - Paris, New York, Londres, Los Angeles, Genève et Rome - pendant plusieurs années (1983-2004), mais ni les lieux ni les dates n’ont d’importance. Lustre n’est ni un reportage ni une confession personnelle. Les photographies sont des vues prises au plus près du cours de la VIE réelle (PRESENCE) - sans l’interrompre. Les photographies choisies sont d’une composition instable; une tension naît de cet équilibre précaire entre ordre et désordre. Les formes enchevêtrées semblent être suspendues - perte des limites. Les corps s’animent dans les profondeurs visuelles dans lesquelles le spectateur s’engouffre. Â l’intérieur des photographies, les collisions aléatoires d’éléments visuels créent de « belles » combinaisons comme dans un kaléidoscope. Une composition pleine d’élan s’en dégage - une ENERGIE centrifuge. Le corps photographiant, mû par une pulsion, est de plus en plus en prise avec les corps photographiés - une ENERGIE centripète. Dès lors un état d’apesanteur s’instaure. Des répétitions d’éléments visuels lient les photographies les unes aux autres et donnent un sens de continuité. Ainsi la suite des images forme un voyage imaginaire et infini commençant par des « extérieurs nuits » (clubs) et finissant par des « intérieurs jours » (chambres) – et vice versa.
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